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Chronique 09 · Entretien vidéo (69 min)Case study 09 · Video interview (69 min)

L'or à 20 000 dollars : la réévaluation du collatéral selon Tom LuongoGold at 20,000 dollars: Tom Luongo's case for repricing the collateral

InterprétationInterpretationMiles Franklin Media, Andy Schectman avec Tom Luongo, 8 septembre 2026Miles Franklin Media, Andy Schectman with Tom Luongo, September 8, 2026

Pour Tom Luongo, Washington voudrait un or beaucoup plus cher et Londres chercherait à le faire baisser. Le SOFR a rendu aux États-Unis le prix du dollar, la fin du carry trade du yen assèche le levier européen, et les stablecoins adossés aux bons du Trésor fourniraient à la fois des taux courts bas et des achats d'or par personne interposée. Une lecture du marché qui repose sur des mécanismes réels et sur une histoire de Churchill très arrangée.For Tom Luongo, Washington wants a much higher gold price and London is trying to push it down. SOFR gave the United States back the price of the dollar, the end of the yen carry trade is draining European leverage, and Treasury-backed stablecoins would deliver both low short-term rates and gold buying by proxy. A market reading built on real mechanisms and on a heavily edited history of Churchill.

Ce que dit le document

Tom Luongo, auteur de la lettre Gold Goats 'n Guns déjà résumée dans la chronique 6, est reçu pendant 69 minutes par Andy Schectman, fondateur du négociant en métaux précieux Miles Franklin. L'entretien reprend la mécanique du yen et du collatéral, et y ajoute trois choses : une lecture de l'histoire de l'or centrée sur Churchill, une hypothèse sur le rôle des stablecoins, et un pronostic sur le prix de l'or. Nous le suivons en sept temps.

1. L'empire caché et la bataille des flux

Le point de départ tient en une phrase : l'Empire britannique n'a pas disparu, il s'est mis à l'abri derrière des acteurs visibles, le CGRI en Iran, le Likoud en Israël, les néoconservateurs aux États-Unis. Luongo dit ne pas s'intéresser à la généalogie (Venise, Rome) et regarder « où va l'argent aujourd'hui ». Selon lui, les États-Unis sortis de 1913 ont hérité de la politique étrangère, financière et fiscale britannique et servent de marine et de logisticien aux anciens réseaux de la City. La lutte oppose donc des camps qui se disputent le contrôle des capitaux, à l'intérieur des pays comme entre eux.

2. Du LIBOR au SOFR

Le LIBOR, taux fixé à Londres par un panel de banques, donnait à la City le pouvoir de dire ce que coûtait un dollar dans le monde, car le marché offshore de l'eurodollar était devenu bien plus gros que le marché intérieur américain. Le SOFR, calculé par la Réserve fédérale de New York sur les opérations de pension (repo) garanties par des bons du Trésor, reflète la demande de dollars aux États-Unis. Luongo en fait « l'incident déclencheur » de son récit : une fois le prix du dollar rapatrié, tout le reste devient possible. Il suit chaque semaine la courbe des contrats à terme SOFR à trois mois pour lire les anticipations de politique monétaire.

3. ARC et le modèle d'affaires de la guerre

Luongo a forgé l'acronyme ARC (America, Russia, China) : dans chacun de ces pays, des factions souverainistes auraient des intérêts alignés contre le « vieux système colonial européen ». Il décrit un modèle d'affaires anglo-hollandais qui se répète à chaque fin de cycle : la dette devient insoutenable, une guerre détruit l'ancien monde, et ceux qui ont mis leur richesse à l'abri dans les actifs réels financent la reconstruction et encaissent les réparations.

4. Churchill et les deux réévaluations de l'or

C'est le passage le plus neuf, et le plus fragile. Churchill serait « le méchant du XXe siècle » pour deux décisions. Chancelier de l'Échiquier, il ramène la livre à sa parité d'avant-guerre en 1925, ce qui provoque une déflation. Puis, à Bretton Woods, l'or est fixé à 35 dollars, un prix intenable qui aurait permis aux Européens de vider les coffres américains. Luongo cite un stock d'or américain passé d'environ 23 000 tonnes au début des années 1950 à 8 133 tonnes en 1971. Dans cette lecture, Nixon ferme le guichet de l'or pour protéger ce qui reste. Luongo ajoute que « les Britanniques ont tué Kennedy », la CIA n'étant à ses yeux qu'une filiale du MI6. Il évoque aussi la vente de la moitié de l'or britannique par Gordon Brown au plus bas du marché, en demandant qui était l'acheteur.

5. Trump, un homme « choisi »

Luongo prévient qu'il va raconter une histoire dont il n'est pas sûr, pour voir si les faits s'y emboîtent. Trump aurait été préparé pendant quarante ans sans le savoir, porté au pouvoir en 2016, lâché en 2020 quand la pandémie, prévue « vers 2028 ou 2030 », aurait été avancée, puis ramené pour achever le travail. À la question « qui sont-ils ? », il répond qu'il ne sait pas et que cela lui importe peu : il doit donner à ses clients une information exploitable, et laisse à d'autres la recherche des noms.

6. Le Japon, clé de la partie

Luongo reprend la thèse de sa lettre. L'attaque contre l'Iran en février a coupé le pétrole qui servait de gage aux positions à effet de levier ; les banques centrales européennes auraient manipulé les écarts de taux pour garder le carry trade du yen rentable ; Bessent est intervenu en vendant des euros. Il ajoute des éléments de la semaine : le taux japonais à 10 ans à 3 %, le 30 ans américain au-dessus de 5,25 %, un écart entre Bund et JGB qui ne descendrait jamais sous 30 à 35 points de base, et une interview de Bessent chez Larry Kudlow visant les comptes du CGRI aux îles Vierges britanniques. Un ancien abonné japonais lui aurait appris la règle de base : « ne jamais parier contre la Banque du Japon ». Celle-ci a acheté des actions en plus des obligations, ce qui la couvre quand les taux montent, et le simple non-renouvellement de ses titres ferait baisser la dette publique rapportée au PIB. La crise, conclut-il, frappe ceux qui se sont endettés en yen.

7. L'or, le dollar et les stablecoins

Le titre de la vidéo vient de là. Pour Luongo, ce sont les Britanniques qui veulent faire chuter l'or ; les États-Unis voudraient « de l'or à 20 000 dollars » afin de réévaluer le collatéral, or, argent et bitcoin, sans dévaluer brutalement le dollar. Andy Schectman complète : le GENIUS Act impose aux stablecoins des réserves en bons du Trésor à très court terme, ce qui cloue les taux courts, et comme les émetteurs ne peuvent pas reverser d'intérêts, ils achètent de l'or avec. Tether, qu'il présente comme le plus gros acheteur d'or des trois dernières années après la banque centrale de Pologne, jouerait le rôle de mandataire discret, pour que Washington ne laisse pas « de traces dans la neige ». Luongo acquiesce et dessine la suite : un dollar intérieur et un dollar offshore à des prix différents, comme le yuan ; une dette refinancée par le court terme ; Fannie Mae et Freddie Mac réintroduites en Bourse pour reprendre la main sur la partie longue de la courbe. Le calendrier dépendrait de « la politesse » des acteurs : sept à dix ans si tout le monde reste courtois, beaucoup moins sinon. Il termine sur « l'âge d'or » de Trump, présenté comme la dernière bataille entre l'Ancien et le Nouveau Monde, avec le Venezuela comme modèle de reconstruction pour l'Amérique latine, et invite à suivre les élections au Brésil, en Saxe-Anhalt et à la Douma.

What the document says

Tom Luongo, author of the Gold Goats 'n Guns newsletter already summarized in case study 6, spends 69 minutes with Andy Schectman, founder of the precious-metals dealer Miles Franklin. The interview revisits the yen and collateral mechanics and adds three things: a reading of gold's history centered on Churchill, a hypothesis about the role of stablecoins, and a forecast for the gold price. We follow it in seven steps.

1. The hidden empire and the battle over flows

The starting point fits in one sentence: the British Empire never went away, it took cover behind visible actors, the IRGC in Iran, Likud in Israel, the neoconservatives in the United States. Luongo says he has no interest in the genealogy (Venice, Rome) and looks at "where the money flows today." In his view, the United States that emerged from 1913 inherited Britain's foreign, financial and fiscal policy and acts as navy and logistics provider for the City's old networks. The fight therefore pits camps competing for control of capital, within countries as well as between them.

2. From LIBOR to SOFR

LIBOR, a rate set in London by a panel of banks, gave the City the power to say what a dollar cost worldwide, because the offshore eurodollar market had grown far larger than the US domestic market. SOFR, computed by the New York Fed from repurchase transactions backed by Treasuries, reflects demand for dollars inside the United States. Luongo calls it the "inciting incident" of his story: once the price of the dollar is brought home, everything else becomes possible. Every week he tracks the strip of three-month SOFR futures to read expectations for monetary policy.

3. ARC and the business model of war

Luongo coined the acronym ARC (America, Russia, China): in each of these countries, sovereigntist factions would share interests against the "old colonial system of Europe." He describes an Anglo-Dutch business model repeated at the end of every cycle: debt becomes unsustainable, a war destroys the old world, and those who parked their wealth in hard assets fund the rebuild and collect the reparations.

4. Churchill and the two gold repricings

This is the newest passage, and the weakest. Churchill would be "the villain of the 20th century" for two decisions. As Chancellor of the Exchequer he returned sterling to its prewar parity in 1925, which caused deflation. Then, at Bretton Woods, gold was fixed at 35 dollars, an untenable price that would have let the Europeans empty American vaults. Luongo cites a US gold stock falling from about 23,000 tonnes in the early 1950s to 8,133 tonnes in 1971. In this reading, Nixon closed the gold window to protect what was left. Luongo adds that "the Brits killed Kennedy," the CIA being in his eyes a subsidiary of MI6. He also brings up Gordon Brown's sale of half of Britain's gold at the bottom of the market, and asks who was buying.

5. Trump, a man who was "chosen"

Luongo warns that he is about to tell a story he is not sure of, to see whether the facts fit. Trump would have been groomed for forty years without knowing it, brought to power in 2016, dropped in 2020 when the pandemic, planned "around 2028 or 2030," was pulled forward, then brought back to finish the job. Asked who "they" are, he says he does not know and does not much care: he has to give clients actionable information, and leaves the search for names to others.

6. Japan, the key to the game

Luongo restates the thesis of his newsletter. The attack on Iran in February cut off the oil that served as collateral for leveraged positions; European central banks would have rigged rate spreads to keep the yen carry trade profitable; Bessent intervened by selling euros. He adds items from the week: the Japanese 10-year at 3%, the US 30-year above 5.25%, a Bund to JGB spread that supposedly never goes below 30 to 35 basis points, and a Bessent interview with Larry Kudlow targeting IRGC accounts in the British Virgin Islands. A former Japanese subscriber taught him the basic rule: "never bet against the Bank of Japan." The BoJ bought equities as well as bonds, which hedges it when rates rise, and simply letting its bonds mature would lower public debt as a share of GDP. The crisis, he concludes, hits those who borrowed in yen.

7. Gold, the dollar and stablecoins

This is where the video's title comes from. For Luongo, the British want gold to fall; the United States would want "20,000 dollar gold" to reprice the collateral, gold, silver and bitcoin, without a brutal devaluation of the dollar. Andy Schectman fills in the rest: the GENIUS Act requires stablecoins to hold very short-dated Treasuries, which pins short rates, and since issuers cannot pass interest on to holders, they buy gold with it. Tether, which he describes as the largest gold buyer of the past three years after the central bank of Poland, would act as a discreet proxy, so that Washington leaves no "footprints in the snow." Luongo agrees and sketches what follows: an onshore and an offshore dollar priced differently, like the yuan; debt refinanced at the short end; Fannie Mae and Freddie Mac relisted to regain control of the long end of the curve. The timetable would depend on how "polite" everyone chooses to be: seven to ten years if they stay courteous, far less otherwise. He closes on Trump's "golden age," framed as the final battle between the Old World and the New, with Venezuela as a rebuilding model for Latin America, and tells viewers to watch the elections in Brazil, Saxony-Anhalt and the Russian Duma.

L'idée à retenir. Luongo ramène tout à une question de prix : qui fixe le prix du dollar, qui fixe le prix du collatéral. Le premier point s'appuie sur un fait documenté, le passage du LIBOR londonien au SOFR new-yorkais. Le second, un or porté très haut par Washington via les stablecoins, reste une hypothèse. Entre les deux, le récit historique sur Churchill sert d'argument d'autorité, et c'est la partie la moins solide de l'entretien.
The idea to keep. Luongo reduces everything to a question of price: who sets the price of the dollar, and who sets the price of collateral. The first point rests on a documented fact, the move from London's LIBOR to New York's SOFR. The second, gold driven much higher by Washington through stablecoins, remains a hypothesis. In between, the historical account of Churchill works as an argument from authority, and it is the weakest part of the interview.

Vérifiable, ou pas

Socle documenté

  • Le remplacement du LIBOR par le SOFR : taux publié par la Fed de New York depuis 2018, LIBOR Act américain de 2022, fin du LIBOR en dollars en juin 2023, conversion des contrats eurodollar du CME en contrats SOFR la même année (Luongo dit 2024).
  • Le retour de la livre à la parité d'avant-guerre en 1925 sous Churchill, et ses effets déflationnistes au Royaume-Uni, critiqués dès l'époque par Keynes dans Les Conséquences économiques de M. Churchill.
  • La fonte du stock d'or américain entre la fin des années 1940 (environ 21 700 tonnes au pic de 1949) et 1971, sous l'effet des conversions de dollars par les banques centrales étrangères, dont la France.
  • Les ventes d'or britanniques décidées par Gordon Brown (395 tonnes entre 1999 et 2002, à environ 275 dollars l'once en moyenne), près du plus bas du marché.
  • Le GENIUS Act (juillet 2025) : réserves en liquidités et en bons du Trésor à 93 jours au plus, interdiction pour l'émetteur de verser des intérêts aux détenteurs.
  • Les achats d'or de Tether, qui en détient plusieurs dizaines de tonnes dans ses réserves, et la nomination de Bo Hines à la tête de sa filiale américaine.
  • Le livre de Richard Werner, Princes of the Yen, et le fait que la Banque du Japon a acheté des ETF d'actions en plus des obligations d'État.

Reste à démontrer

  • Le rôle de Churchill à Bretton Woods : en juillet 1944, la délégation britannique était conduite par Keynes, Roosevelt était vivant (il meurt en avril 1945), et le prix de 35 dollars datait du Gold Reserve Act de 1934, voulu par Roosevelt.
  • Le chiffre de 8 133 tonnes en 1971 : c'est le stock officiel américain actuel ; en août 1971, il avoisinait 9 000 tonnes.
  • Que les États-Unis cherchent un or à 20 000 dollars, et que Tether achète de l'or pour le compte de Washington : aucune source officielle, et le classement de Tether parmi les acheteurs d'or reste à établir.
  • Que les banques centrales européennes manipulent les écarts de taux pour protéger le carry trade, et l'existence d'un plancher de 30 à 35 points de base entre Bund et JGB.
  • Les chiffres de la dette japonaise (pic à 233 %, 204 % aujourd'hui), que Luongo dit tenir de l'assistant IA Grok : le FMI mesurait une dette publique brute proche de 260 % du PIB en 2020, et les définitions varient.
  • Les données de marché et d'actualité de la semaine (taux à 10 et 30 ans, perte de 1,4 milliard de Lloyd's, interview de Bessent chez Kudlow), à vérifier sur les sources primaires.
  • Kennedy tué par les Britanniques et une pandémie « avancée » de 2028 à 2020 : ces affirmations ne s'appuient sur aucun document, et Luongo présente lui-même la seconde comme une histoire à tester.

Checkable, or not

Documented base

  • The replacement of LIBOR by SOFR: a rate published by the New York Fed since 2018, the US LIBOR Act of 2022, the end of dollar LIBOR in June 2023, and the conversion of CME eurodollar futures into SOFR contracts that same year (Luongo says 2024).
  • Sterling's return to its prewar parity in 1925 under Churchill, and its deflationary effects in Britain, criticized at the time by Keynes in The Economic Consequences of Mr. Churchill.
  • The drain of the US gold stock between the late 1940s (about 21,700 tonnes at the 1949 peak) and 1971, as foreign central banks, France among them, converted dollars.
  • The British gold sales decided by Gordon Brown (395 tonnes between 1999 and 2002, at about 275 dollars an ounce on average), near the market bottom.
  • The GENIUS Act (July 2025): reserves in cash and Treasuries of 93 days or less, and a ban on issuers paying interest to holders.
  • Tether's gold purchases, with several dozen tonnes in its reserves, and the appointment of Bo Hines to head its US subsidiary.
  • Richard Werner's book Princes of the Yen, and the fact that the Bank of Japan bought equity ETFs as well as government bonds.

Still to be shown

  • Churchill's role at Bretton Woods: in July 1944 the British delegation was led by Keynes, Roosevelt was alive (he died in April 1945), and the 35 dollar price dated from Roosevelt's Gold Reserve Act of 1934.
  • The figure of 8,133 tonnes in 1971: that is today's official US stock; in August 1971 it stood near 9,000 tonnes.
  • That the United States wants 20,000 dollar gold, and that Tether buys gold on Washington's behalf: no official source says so, and Tether's rank among gold buyers still needs to be established.
  • That European central banks rig rate spreads to protect the carry trade, and the existence of a 30 to 35 basis point floor between Bunds and JGBs.
  • The Japanese debt figures (233% peak, 204% today), which Luongo says he got from the AI assistant Grok: the IMF put gross public debt near 260% of GDP in 2020, and definitions vary.
  • The week's market and news data (10 and 30-year yields, a 1.4 billion loss at Lloyd's, Bessent's interview with Kudlow), to be checked against primary sources.
  • Kennedy killed by the British and a pandemic "pulled forward" from 2028 to 2020: no document supports these claims, and Luongo himself presents the second as a story to test.

Lecture critique

L'entretien a une qualité rare dans ce registre : Luongo sépare à voix haute ce qu'il sait de ce qu'il imagine. Il annonce que l'histoire du Trump « préparé » est une construction à tester, et il reconnaît que ses « ils » n'ont pas de visage. Cette honnêteté de méthode a une limite : une fois l'histoire racontée, elle reste dans la conversation avec le même poids que les faits, et l'auditeur n'a aucun moyen de faire le tri. La démarche du site demande justement de garder les deux séparés.

La partie historique fait le plus de dégâts. Faire de Churchill l'auteur de Bretton Woods sert la thèse d'un même « grift » répété deux fois, mais la chronologie ne tient pas, et le prix de 35 dollars venait de Washington. Le cadre général, un camp britannique qui ferait baisser l'or et un camp américain qui le ferait monter, ne peut être contredit par aucun mouvement de prix : une hausse prouve la main américaine, une baisse la main britannique. C'est le schéma que le garde-fou 2 signale. Le garde-fou 6 s'applique au mot « les Britanniques », étiquette collective qui remplace des acteurs nommés et des décisions datées.

Il faut aussi regarder le cadre. La vidéo est produite par un négociant en métaux précieux, et son titre promet un or beaucoup plus cher ; Luongo vend lui-même une lettre et des analyses de marché. L'analyse peut rester juste, avec une incitation qui pousse toujours du même côté. Le scénario demande que plusieurs choses arrivent ensemble : un dollar fort et un or très haut, des taux courts écrasés et une partie longue maîtrisée, une inflation contenue malgré la réévaluation. Chacune est plausible. Leur combinaison, sur un calendrier de « un à dix ans », est une hypothèse d'ensemble à suivre, avec ses indicateurs : courbe SOFR, écart Bund-JGB, EUR/JPY, avoirs d'or déclarés par Tether.

Critical reading

The interview has a quality that is rare in this genre: Luongo says out loud which parts he knows and which he imagines. He announces that the story of a "groomed" Trump is a construction to be tested, and admits that his "they" has no face. That methodological honesty has a limit: once the story is told, it stays in the conversation with the same weight as the facts, and the listener has no way to sort them. The site's approach asks precisely that the two be kept apart.

The historical part does the most damage. Making Churchill the author of Bretton Woods supports the idea of one "grift" run twice, but the chronology does not hold, and the 35 dollar price came from Washington. The overall frame, a British camp pushing gold down and an American camp pushing it up, cannot be contradicted by any price move: a rise proves the American hand, a fall the British one. That is the pattern guardrail 2 warns about. Guardrail 6 applies to the phrase "the Brits," a collective label standing in for named actors and dated decisions.

The setting matters too. The video is produced by a precious-metals dealer, and its title promises much higher gold; Luongo himself sells a newsletter and market analysis. The analysis can still be right, with an incentive that always pushes the same way. The scenario needs several things to happen at once: a strong dollar and very high gold, crushed short rates and a controlled long end, contained inflation despite the repricing. Each is plausible. Their combination, on a "one to ten year" timetable, is an overall hypothesis to follow with its indicators: the SOFR curve, the Bund to JGB spread, EUR/JPY, and Tether's reported gold holdings.

Source et méthode : vidéo publiée sur YouTube par Miles Franklin Media (émission Little by Little), « The U.S. Wants a Much Higher Gold Price | Tom Luongo », 69 minutes, 8 septembre 2026. Résumé établi à partir de la transcription automatique de la plateforme, lue dans son intégralité. Les citations entre guillemets sont traduites de la transcription. Les vérifications historiques s'appuient sur des sources de référence (Keynes 1925, statistiques du Trésor américain et du World Gold Council, texte du GENIUS Act, FMI). Aucune recommandation d'investissement n'est reprise.Source and method: video published on YouTube by Miles Franklin Media (Little by Little show), "The U.S. Wants a Much Higher Gold Price | Tom Luongo," 69 minutes, September 8, 2026. Summary based on the platform's automatic transcript, read in full. Quotations in quotation marks are taken from the transcript. Historical checks rely on reference sources (Keynes 1925, US Treasury and World Gold Council statistics, the text of the GENIUS Act, the IMF). No investment recommendation is reproduced.

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